Comment développer sa confiance en soi durablement
C’est un peu le graal du développement personnel. On la cherche, on la fantasme, souvent on la simule. Pourtant, elle ne tombe pas du ciel. Elle se construit. Mais surtout, elle se répare.
Si aujourd’hui vous vous sentez fragile, vous vous comparez aux autres, vous avez du mal à passer à l’action, et vous avez une liste de choses que vous feriez si vous osiez, vous êtes au bon endroit.
Pourquoi ai-je peu (ou pas) d’assurance?
Avez-vous déjà observé un bébé qui apprend à marcher? Quel niveau de confiance en soi faut-il pour se lancer dans cette entreprise? Il ne sait pas qu’il pourrait mourir s’il ne fait pas attention. Il ignore les dangers. Il a probablement peur, mais il se lance. Il a confiance en lui, en sa capacité à conquérir ce nouveau monde qui s’offre à lui, à attraper la queue du chien ou vider le pot de fleurs sur le tapis.
“Un bébé tombe des centaines de fois avant de réussir à marcher. Et pas une seule fois il se dit : ‘C’est peut-être pas pour moi.’” Mark Manson, The Subtle Art of Not Giving a Fck*
Les Suggestions hypnotiques dans l’enfance
De même que de s’entendre dire “attention, c’est dangereux, tu vas tomber”, des centaines, des milliers de fois, un rejet, une humiliation, un échec peut être à l’origine de croyances qui, plus tard, nous pourriront la vie, même si elles font de nous des enfants “bien élevés, sages…”.
A force de répétitions ou d’événements marquants dans notre environnement, le cerveau, dont le rôle est de nous garder en vie, construit tout un système de protection, alimente des croyances.
La voix de nos adultes de confiance devient notre petite voix interne plus tard. “Tu dois maigrir”, “tu as du mal à te concentrer”, “ces vêtements sont pour les filles minces, toi ça ne t’ira pas.”… ou alors indirectement “mon fils a du mal à l’école”, “l’école c’est plus dur pour lui parce qu’il a du mal à se concentrer”, “c’est super difficile de faire médecine, il faut être bon en maths, et toi tu n’es pas bon en maths”… autant de suggestions hypnotiques assénées à des cerveaux au max de leur neuroplasticité forment un système qui deviendra ce que le commun des mortels appelle la personnalité. En PNL on appelle ça des méta programmes.
L’amour conditionné
Il est facile de comprendre, dès le plus jeune âge, que certains comportements nous attirent de meilleures faveurs que d’autres. On a parfois plus d’attention, d’amour, de cadeaux quand on est drôle, ou sage, ou qu’on a des bonnes notes. Alors notre cerveau enregistre que ce sont les stratégies pour être aimé.e.s. Sauf que voilà, dès qu’une de ces stratégies n’est pas validée par l’extérieur (peu d’employeurs s’écrient : Oh ma chérie ta présentation était géniale), le cerveau va douter de sa valeur, et comme il ne sait pas avoir confiance seul, il va envoyer les fameuses pensées négatives, les doutes, les angoisses parfois.

Comment acquérir la confiance en soi ?
Si vous avez tapé cette recherche dans google, vous êtes probablement tombé.e sur des listes de choses à faire, à se dire, des routines de self love. Alors oui, ça marche, mais pas toujours (j’en parle ici)
Utiliser les affirmations positives
Ça peut fonctionner si vous y croyez. En revanche le scénario à la Miracle Morning (se lever avant 6h, méditer, lire, faire son journaling et dire ses affirmations – de rien pour le résumé du livre) ne fonctionnra que si votre inconscient vous croit.
Le mieux est donc de l’intégrer dans 100% de vos conversations, pensées, interactions ⬇️.
- Parlez de vos problèmes, défauts, croyances limitantes au passé,
- Affirmez (toujours) au présent, ce que vous voulez réaliser
- Arrêtez le sarcasme (le cerveau pense que c’est vrai, si si, à un autre niveau il le pense)
- Corrigez la petite voix (astuces de dingue dans mes neswletters)
Passer à l’action
Ça peut paraître bête, mais faire des choses, échouer ou réussir, essayer, apprendre, feront grandir votre confiance en vous et en vos capacités. Faites-vous une liste de choses que vous pensez pouvoir faire, même la peur au ventre, et faites-les. Pour les autres, vous pouvez venir en thérapie avec moi 😆.
Repenser l’échec
Je ne sais plus quelle personnalité publique disait que quand elle rentrait de l’école, son père lui demandait qu’elle raconte ses échecs plutôt que ses réussites, et ils célébraient ça comme si c’était génial.
Que serait notre vie si on nous avait conditionnés ainsi? D’ailleurs, si cet angle vous intéresse, je vous conseille de lire Le Meilleur des Mondes. Huxley était un proche de Milton Erickson, il sait de quoi il parle quand il parle d’hypnose et de conditionnement.
Thomas Edison a échoué 5000 fois avant de réussir à découvrir l’électricité. A aucun moment il ne parle d’échec. Il dit qu’il en est à sa 5000ème expérience.
L’échec est un mot neutre, ce qu’on choisit d’y donner comme charge émotionnelle dépend de nous.
On ne dirait pas du bébé qui apprend à marcher qu’il a échoué. On dira qu’il apprend. Pourquoi, dans des situations similaires, on parle d’échec?
Pourquoi l’hypnose est une technique puissante ?
Parce qu’on n’a pas besoin de plus de compliments, d’un nouvel objet à la mode ou d’un nouveau tuto maquillage. On a besoin d’un accès direct au cœur du problème : l’inconscient, A.K.A Le Manager.
Les mécanismes inconscients
C’est lui qui pilote 95% de nos comportements. Du rougissement des joues au système immunitaire. Des croyances à ce qu’on tient pour vrai dans la vie. Il forge notre réalité. Il va se débrouiller tant bien que mal pour trouver des stratégies qui vous permettent de fonctionner (on va tout vérifier tout le temps, comme ça on sera sûr), d’être accepté dans un groupe (tiens, si on fumait?), de limiter la souffrance (mangeons beaucoup pour grossir, ça amortira les coups)… autant de merveilleux comportements bienveillants qui nous pourrissent la vie.
Le seul moyen que je connaisse, le meilleur, le plus rapide et sans détour pour travailler sur ces comportements est l’hypnose, (tu parles d’un scoop 🤪).
L’objectivité n’a pas sa place
Ça ne sert à rien de mieux réussir, d’être plus belle ou plus musclé, d’avoir ce job de ouf. Aucune validation extérieure, aucun objet, aucune conquête ne vous donnera cette confiance.
D’ailleurs vous voyez bien que les compliments ne suffisent pas, qu’on a beau vous dire que vous êtes unique, extraordinaire, la petite voix doute toujours.
Et après cette promotion quoi? On ne peut pas miser notre santé mentale sur la lubie du prochain manager, ou sur les prochains objectifs à atteindre. Objectivement, on sait qu’on fait de notre mieux, alors comment faire?
Comment je travaille sur ce problème en hypnose:
Chaque accompagnement est unique, mais certaines formules ont prouvé leur efficacité.
Reconnexion à une ressource passée
Vous avez déjà eu confiance en vous, à un moment donné. Même brièvement. L’objectif est de retrouver cette version de vous et de la ramener au premier plan.
Comme ces gens qui, sous hypnose pendant un spectacle au camping, se mettent à parler chinois correctement alors qu’ils ne l’ont jamais appris. Le cerveau se souvient.
Donc en hypnose on va chercher cette ressource, activer cette compétence endormie. En séance on peut aller chercher cette ressource. S’il y a une période de votre vie où tout semblait possible, alors c’est probablement là que se trouve la ressource, et c’est très facile d’aller la chercher.
Transformation des croyances limitantes
“Je ne vais pas y arriver”, “c’est dur”, “les gens qui réussissent ont un truc en plus”, “c’est compliqué de réussir”… Toutes ces croyances ne sont que des croyances. En PNL on peut les modifier (même sans état hypnotique). Une croyance n’est jamais la vérité, à moins qu’on le décide. Une croyance est quelque chose que l’on tient pour vrai, et ce que l’on croit vrai définit la manière dont on perçoit le monde. Et la manière dont on perçoit le monde détermine notre réalité.
La vraie question est : que choisit-on de croire?
Modification des comportements automatiques
Les réactions de fuite, de sabotage ou d’auto-censure ne sont pas votre personnalité. Selon la PNL, la personnalité n’existe pas. Ces réactions sont des automatismes de protection, de survie parfois.
En hypnose, on s’adresse à ces parties de vous qui produisent ces comportements et on leur demande si elles sont d’accord pour les modifier et les ajuster afin que ce soit plus confortable pour tout le monde. Si vous sentez qu’une partie de vous est en conflit avec une autre, il est possible de les mettre d’accord.
En conclusion
Vous n’avez pas besoin de devenir quelqu’un d’autre. Vous avez besoin de redevenir vous-même, sans les filtres, sans les couches de peur, sans les masques qu’on vous a appris à porter.
Et si vous sentez que vous avez besoin d’un coup de main pour enclencher ce travail, sachez que l’hypnose est très puissante et bienveillante. Elle ne prend pas le contrôle, bien au contraire, puisqu’elle s’adresse à la partie de vous qui contrôle 95% de nos comportements.
Vous avez déjà toutes les ressources en vous. Mon rôle, c’est de vous aider à les réactiver.